samedi 8 juillet 2017

La fille du pape –Complots au Vatican opus4



« Un homme est beaucoup plus que ses erreurs. »

Durant la seconde guerre mondiale, c’est Pie XII qui occupait le trône de St Pierre. L’histoire ne ‘a pas épargné, laissant sous- entendre une certaine complaisance à l’égard du régime Nazi, ou du moins un silence qui laisse la porte ouverte à nombre d’interprétation. Alors que s’ouvre l’enquête sur sa béatification, nombreux sont ceux qui ne veulent pas en entendre parler ; d’autant que le Vatican cache depuis de très longues années celle qui n’est autre que la fille du Pape ….

Le titre de cette série n’a jamais aussi bien porté son nom. Dans ce quatrième et dernier opus, les complots, meurtres, enlèvements et trahisons s’enchainent au point d’emmêler un peu le lecteur.

Nous retrouvons Rafael à la fois prêtre agent secret du Vatican, et surtout un homme pas insensible à la belle et fragile Sarah, ni aux femmes en général…la chair est faible, dit-on !

Ce qu’il a de plaisant, c’est la faculté de l’auteur à tisser une intrigue prenante et addictive dans laquelle s’imbriquent  la grande Histoire et l’imagination débordante de ce dernier. Et cela n’a vraiment de sens qu’avec une parfaite connaissance des arcanes du Vatican, de ses intrigues, de ses secrets, et de celles et ceux qui y contribuent.

Aussi, à mes yeux, dans ces 4 opus, il ne faut pas seulement y voir du thriller politico-religieux, mais aussi une certaine forme de critique du monde catholique et de ses gouvernants. Sous couvert de la fiction,   Miguel Luis Rocha nous parle de notre monde, il nous montre un clergé pas forcément sous son meilleur jour ; il met en lumière des pratiques pas toujours très catholiques. Peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains ?

Je remercie vivement Laura pour l’envoi de ce livre .

La fille du pape, de Miguel Luis Rocha, traduit du portugais par Vincent Gorse, aux éditions de l’aube (Juin ; 536 pages)


Luís Miguel Rocha est né à Porto (Portugal) en 1976. Il a vécu ­plusieurs années à Londres. Il décède en 2015, âgé de seulement 39 ans.

jeudi 6 juillet 2017

Bratislava !








Capitale slovaque nichée au creux du Danube. On y accède par le train, mais par beau temps, prendre le bateau, et voguer 1h30 durant le long du fleuve, ça a son cachet. 
Strauss , en son temps l’avait vu beau et bleu….. beau sans aucun doute : les rives sont sauvages et propres ; quant au bleu….. je suis plus sceptique !!




Contrairement à Vienne, Bratislava (anciennement Presbourg) est une petite ville d’allure provinciale. Son centre est petit ; il concentre les principales attractions. Petite capitale, donc, mais charmante à souhait où il fait bon prendre son temps.



Vienne !





Quelques jours dans la capitale autrichienne comme prélude aux vacances d’été qui arriveront un peu plus tard dans la saison.

Une heure et demi d’avion, même monnaie, et pourtant le dépaysement est notoire. Que l’on vienne pour Marie-Thérèse, Sissi, les peintres de la Sécession,  ou un art de vivre qui lui est propre, Vienne est un condensé de figures tutélaires.

Il y en a pour tout le monde, pour tous les goûts, pour toutes les saisons, que votre séjour soit court ou plus conséquent.

Vienne a été assez peu détruite durant la seconde guerre mondiale, ce qui explique le grand nombre de beaux bâtiments, et que les constructions modernes n’ont pas beaucoup envahi le centre historique.


Pour moi, Vienne c’était avant tout Klimt, les Habsbourg, et mes chers musiciens. Et c’est à peu près dans cet ordre que je suis partie à l’assaut de la ville dès mon arrivée. 


 Vienne c'est la ville musicale par excellence. Mozart ,Beethoven, Schubert, Brahms,y  sont morts   Arnold Schoenberg y est né. Les Strauss y ont vécu....



 La vie musicale y est exceptionnellement riche. Pour preuve, la magnifique salle du Musik verein où de nombreux concerts sont donnés, dont celui du nouvel-an (chanceuse que je suis, j'ai même mon billet !!)













Sans oublier le Staadtoper 





Ce qui frappe, c'est la quantité impressionnante d'églises richement décorées et rarement libérées des offices. L'Autriche est catholique et pratiquante ! 










 La cathédrale St Etienne











Les Habsbourg sont omniprésents :


La Hofburg





 Le trésor....













 La crypte des capucines où sont ensevelis les empereurs et impératrices.















Pour le reste je me suis un peu laissé guider par  la hasard au gré d’une météo caniculaire.




Sans oublier de laisser tenter sans la moindre honte dans les innombrables cafés et pâtisserie de la ville.





 Chez Demel


 Chez Sacher










Douceurs au Café central sous la bonne garde de Sissi

samedi 1 juillet 2017

Le silence de la pluie



Qui dit policier, dit meurtre ; donc un meurtrier, et un policier qui enquête, et, normalement, finit par trouver. C’est le schéma classique de tout bon polar qui se respecte. A cela vous y ajouter un lieu, une atmosphère, une ou plusieurs personnalités  qui sortent du lot, et tout y est.

Ici, c’est un tantinet différent, dès la première page du roman, le lecteur sait tout, enfin, ce qu’il est sensé savoir à la dernière page.
Un peu étrange, vous ne trouvez pas ? A quoi bon continuer ; Que pourrait bien avoir à nous dire l’auteur en 300 pages, et comment va-t-il s’y prendre pour garder son lecteur ?

Élémentaire mon cher Espinosa !! Rio !!

Le silence de la pluie  nous emmène à la découverte de Rio de Janeiro au rythme de l’emblématique inspecteur Espinosa, qui vaut le détour. Plus préoccupé par l’agencement de sa bibliothèque, ou du moins du modelage sans fin de ses piles de livres que par la traque des bandits, notre inspecteur nous embarque hors des sentiers battus. Bien sûr, il a à cœur de dénouer les fils d’une histoire qui ressemble à un banal meurtre à l’assurance vie. Oui, mais….

Alors que le rythme général se veut modérer, Garcia-Roza amène les évènements de manière beaucoup plus soutenue, et donne à son lecteur des moments franchement explosifs.

Davantage un tableau psychologique et social travaillé qu’une enquête traditionnelle, ce roman se laisse lire avec gourmandise ; bien écrit, bien construit, il s’intègre parfaitement dans la grande diversité du roman policier de qualité.

Le silence de la pluie de Luis Alfredo Garcia-Roza, traduit du portugais (Brésil)par Valérie Lermite et Eliana Machado, chez Actes Sud (Juin 2004, 300 pages), disponible en poche chez Babel (Juin 2007, 300 pages)


Luiz Alfredo Garcia-Roza est un écrivain brésilien né à Rio de Janeiro en 1936.
Venu tard à l'écriture, il consacre 35 ans à enseigner la psychanalyse à l'Université fédérale de Rio de Janeiro, puis commence par publier des essais, puis un premier roman, Le silence de la pluie, qui connaît un franc succès au Brésil et aux Etats-Unis.
Ce roman marque l'entrée en scène du commissaire Espinosa, qui réapparaitra dans plusieurs de ses ouvrages.
Après Le Silence de la pluie (2004), Actes Sud a publié quatre enquêtes du commissaire Espinosa, Objets trouvés (2005), Bon anniversaire, Gabriel! (2006), Une fenêtre à Copacabana (2008) et L'Etrange cas du Dr Nesse (2010).